La girlfriend experience est probablement la plus belle idée que ce milieu ait jamais eue, et il faut voir ce qu'il en a fait : trois lettres dans un tableau, GFE, rangées quelque part entre la couleur des yeux et la pointure, avec parfois un supplément chiffré en regard. Une promesse d'intimité vendue comme un surclassement de siège. Avouez que c'est un curieux destin pour une expression qui parle, au fond, de désir partagé.
Nous voyons les choses autrement. Une soirée qui a le goût du vrai ne se coche pas sur un formulaire : elle se prépare avec soin, puis elle se laisse vivre, et elle appartient à deux personnes plutôt qu'à une grille tarifaire. Voici donc, sans langue de bois, ce que cette expérience est vraiment, ce qu'elle n'est pas, et comment lui donner toutes ses chances.
Ce qu'est vraiment la girlfriend experience
La définition courante1 évoque une rencontre qui ressemble à une relation amoureuse plutôt qu'à une transaction. C'est exact, et c'est très en dessous de la réalité : autant décrire un grand vin comme du jus de raisin fermenté. Ce que la définition ne dit pas, c'est la sensation.
Imaginez plutôt. Elle vous rejoint au bar de votre hôtel, et son regard vous trouve avant même que vous ayez levé la main. Vous n'accueillez pas une inconnue : vous êtes retrouvé par une femme dont le sourire ne doit rien à la politesse, et déjà curieuse de vous. La conversation part dans tous les sens, revient, s'attarde où il faut. Elle rit là où on ne l'attend pas, vous contredit avec un aplomb charmant, laisse sa main sur votre bras une seconde de plus que ne l'exige la politesse. Rien de tout cela n'est chorégraphié. Le dîner s'étire, la soirée trouve son propre rythme, et ce qui suit garde exactement le même naturel : une complicité qui n'a plus besoin de mots, une tendresse que personne ne force.
Voilà la girlfriend experience : le sentiment troublant, et délicieux, de vivre les meilleures heures d'une liaison naissante, sans les détours ni les incertitudes. Les annuaires en ont fait une case à cocher ; c'est la même myopie qui réduit l'expression escorte de luxe à un mot-clé bien placé, alors qu'elle décrit tout autre chose, comme nous le racontions dans Qu'est-ce qu'une escorte de luxe.
Un dernier point que les tableaux ne mentionnent jamais : il lui faut du temps. La GFE aime les rendez-vous sans montre, les longs dîners, les soirées qui respirent. L'alchimie se produit rarement sur commande chronométrée, et elle récompense ceux qui ne la brusquent pas.

Tout sauf une liste de services
Disons-le sans détour, pour le lecteur arrivé ici en cherchant « GFE services inclus » : il n'y a pas de liste, et il ne peut pas y en avoir. Ce n'est ni une pudeur de façade ni une précaution d'avocat ; c'est la nature même de la chose. Entendons-nous bien : une soirée de girlfriend experience est une rencontre sensuelle et complice, dans l'intimité d'un vrai tête-à-tête, où le désir a toute sa place. Ce que nous disons, c'est seulement que ce qui s'y déroule se vit au gré de deux personnes, plutôt qu'il ne se coche à la carte.
Les faits, d'abord, parce qu'ils comptent. Les escortes que nous représentons sont indépendantes, libres de leurs choix et ne subissent aucune contrainte. Les honoraires rétribuent la durée de l'accompagnement, le temps et la présence d'une femme désirable, jamais des actes. Ce qui naît ensuite entre deux adultes qui se plaisent leur appartient, à eux et à personne d'autre. Nous organisons la rencontre avec soin ; nous n'en écrivons pas le scénario.
La logique, ensuite, qui est presque plus parlante. On peut inscrire au programme un dîner, une durée, un voyage. On ne peut pas y inscrire l'instant où la conversation s'embrase, le regard qui s'attarde, l'envie qui s'éveille doucement au fil du dîner. Réduite à une liste, la GFE cesse tout simplement d'exister : on peut lister des gestes, pas un élan.
Nous comprenons d'où vient le réflexe, remarquez : les cases rassurent, elles donnent l'illusion de savoir ce que l'on achète. Mais appliquer cette grille à une rencontre revient à mesurer une symphonie au métronome : la donnée est exacte, et elle passe à côté de tout ce qui compte.
Ajoutez enfin un détail qui change tout : pour nos escortes, ces rencontres restent occasionnelles et choisies. Elles ont une vie riche par ailleurs, des passions, des agendas qui ne tournent pas autour de ce milieu. Quand l'une d'elles accepte une invitation, c'est que la perspective lui plaît. Vous ne dînez pas avec quelqu'un qui exécute une prestation, mais avec quelqu'un qui a choisi d'être là.
Le feeling ne se fabrique pas
Une idée reçue tenace voudrait que tout repose sur elle : à elle de créer l'ambiance, de simuler l'entrain, de porter la soirée à bout de bras. C'est mal comprendre ce qui se joue. Ces femmes ne sont pas des automates réglés sur « charmante », et c'est précisément pour cela que leur compagnie vaut la peine d'être recherchée.
Depuis de nombreuses années, nous représentons une sélection resserrée d'hôtesses, choisies avec exigence et bien plus souvent refusées qu'admises. Nous connaissons les limites de chacune des Felines et, tout aussi important, leurs penchants : ce qui les amuse, ce qui les touche, le genre d'homme et de rencontre qui leur donne envie d'une soirée qui se prolonge. Ce double respect, des limites comme des envies, est la condition du vrai. C'est aussi, très concrètement, notre travail : quand vous nous décrivez le rendez-vous que vous imaginez, nous pensons aussitôt à celle qui s'y épanouira, celle dont l'humour répondra au vôtre. Un bon accord entre deux personnalités fait plus pour une soirée que n'importe quelle promesse écrite.
La recherche, du reste, a mis des mots très justes sur ce que vivent les habitués. La sociologue Elizabeth Bernstein, dans Temporarily Yours2, a forgé l'expression « bounded authenticity », l'authenticité délimitée : un lien émotionnel réel, sincèrement ressenti, à l'intérieur de limites reconnues de part et d'autre. Elle cite explicitement la GFE. Sincère et contenu à la fois : voilà qui décrit exactement ces moments où rien ne sonne faux. Esther Perel, elle, observe dans Mating in Captivity3 que bien des gens savent qu'ils sont aimés mais aspirent encore à être désirés ; l'amour, résume-t-elle en substance, c'est avoir, quand le désir, c'est vouloir. La GFE répond précisément à cette soif-là : non pas remplacer l'amour, mais réveiller la sensation délicieuse d'être voulu.
L'étincelle vient d'elle-même, et c'est tant mieux
Soyons francs : personne ne peut garantir le désir. Qui vous le promettrait vous vendrait, au mieux, une pièce bien répétée. Que ce soit clair : le soin apporté à chaque rencontre, la beauté et l'élégance de nos hôtesses, la chaleur d'une soirée, rien de tout cela ne tient du hasard ; nous choisissons avec exigence et menons chaque rencontre avec le même soin. La sociologue Arlie Russell Hochschild a décrit dans The Managed Heart4 ce qu'elle nomme le « surface acting » : la chaleur de commande, produite en surface et détachée du sentiment réel. Vous la connaissez déjà, cette chaleur-là ; c'est celle des sourires d'ascenseur et des « excellente journée » mécaniques, et vous la repérez en une seconde. Elle est l'exact contraire de ce qu'une belle soirée doit être.
C'est précisément parce que nos escortes sont libres, libres d'accepter une rencontre comme de la décliner, que ce qu'elles offrent ne relève pas de cette chaleur fabriquée. Ce qui échappe au contrat, c'est l'étincelle, cette part d'imprévu qui sépare une belle soirée d'une soirée inoubliable, et c'est justement ce qui lui permet d'être vraie : elle naît de la présence et de la réciprocité, de deux personnes qui se découvrent et se plaisent.
Ajoutons qu'une garantie abîmerait précisément ce qu'elle prétend protéger. Un désir garanti est un désir joué ; une étincelle contractuelle n'éclaire rien. Ce léger vertige du début de soirée, ce moment où l'on se demande si elle y prend autant de plaisir que soi, fait partie du plaisir lui-même. Le supprimer reviendrait à servir un champagne déjà éventé. À partir de milliers de récits de clients, les sociologues Christine Milrod et Ronald Weitzer ont donné un nom à ce délicieux va-et-vient entre savoir et se laisser prendre au jeu : l'intimacy prism5. On n'est plus tout à fait spectateur d'une soirée pareille, et c'est précisément ce qui la rend vivante. Les mots que choisissent nos clients dans leurs témoignages vont d'ailleurs dans ce sens : ils parlent d'évidence, de naturel, de soirées passées trop vite. Ce vocabulaire ne s'invente pas, et aucune grille de prestations ne l'a jamais produit.

Vivre la plus belle version
Que faire, alors, puisqu'il n'y a rien à commander ? Beaucoup de choses, en réalité, et aucune n'est compliquée. Le désir se cultive comme une conversation : avec de la présence, et avec de l'espace.
Soyez là, d'abord. Téléphone en silence, attention entière, curiosité sincère pour la femme qui a traversé la ville pour vous rejoindre. Posez des questions dont vous voulez vraiment entendre la réponse. Un compliment précis vaut dix flatteries ; une attention discrète, un fauteuil avancé, un verre resservi au bon moment, en dit plus long qu'un grand discours.
Ensuite, laissez venir plutôt que réclamer. Le désir a horreur d'être sommé de comparaître ; il adore qu'on lui laisse le champ libre. Les plus belles heures vont à celui qui reçoit une soirée comme un cadeau que l'on déballe lentement, pas comme une livraison que l'on inspecte.
Le reste est simple. Prenez le temps de parcourir notre galerie et arrêtez-vous sur celle dont l'allure vous parle ; nos honoraires sont indiqués clairement, et le déroulement pratique d'une réservation, discret et sans détour, est décrit dans notre article Comment réserver une escorte. Elle vous rejoindra à votre hôtel, et la soirée vous appartiendra à tous les deux.
Une rencontre, pas une commande
Une commande s'exécute ; une rencontre se vit. La GFE n'est pas la ligne la plus flatteuse d'un menu : elle est ce qui arrive quand on cesse justement de penser en menu. Une femme qui a envie d'être là, un homme qui sait la recevoir, et entre eux cette électricité douce que ni l'un ni l'autre n'éprouve le besoin de nommer.
Il existe un registre plus vif, où cette même électricité s'affiche au lieu de se murmurer : la porn star experience (PSE), à laquelle nous consacrons un article à part.
Si l'idée d'une soirée qui a le goût du vrai vous séduit, écrivez-nous. Nous saurons vous présenter la Feline avec qui la complicité, le désir et tout ce qui suit ont toutes les chances de naître.
Références
- « Girlfriend experience », Wikipedia. en.wikipedia.org
- Elizabeth Bernstein, Temporarily Yours: Intimacy, Authenticity, and the Commerce of Sex, University of Chicago Press, 2007. press.uchicago.edu
- Esther Perel, Mating in Captivity: Unlocking Erotic Intelligence, Harper, 2006. estherperel.com
- Arlie Russell Hochschild, The Managed Heart: Commercialization of Human Feeling, University of California Press, 1983. ucpress.edu
- Christine Milrod et Ronald Weitzer, « The Intimacy Prism: Emotion Management Among the Clients of Escorts », Men and Masculinities, 2012. journals.sagepub.com




